Les âmes cassées - Musée de la Grande Guerre

MAJ – Info du 3 mars à 9h
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Information du 2 mars 9h45

 

03.04.26

Les âmes cassées

« Les âmes cassées » pour comprendre les blessures invisibles de la Grande Guerre

Le musée de la Grande Guerre dévoile « Les âmes cassées », conçue avec l’agence BBDO Paris.

Découvrez dès maintenant des visuels et vidéos impactants consacrés aux blessures psychiques des soldats — un sujet plus actuel que jamais, alors que la santé mentale des combattants est désignée Grande cause nationale 2026.
Alors que nous commémorons les 110 ans des batailles de Verdun et de la Somme, et les quatre ans du début de la guerre en Ukraine, le musée souhaite rappeler une réalité longtemps passée sous silence : la Grande Guerre n’a pas seulement brisé des corps. Elle a profondément meurtri des esprits.

À l’heure où la guerre est revenue sur le sol européen, comprendre la Première Guerre mondiale est essentiel pour saisir les fractures du monde contemporain — et pour mieux entendre celles et ceux qui en portent encore les stigmates invisibles.

Une immersion au cœur des blessures invisibles

Entre 1914 et 1918, les traumatismes psychiques restent mal compris et peu reconnus. Les soldats souffrant de troubles nerveux sont souvent stigmatisés, parfois considérés comme « faibles ».
Depuis, le regard médical et social a profondément évolué. La blessure psychique est aujourd’hui un enjeu majeur pour les armées comme pour la société. Pourtant, la difficulté à mettre des mots sur ces souffrances demeure.

Avec « Les âmes cassées », le musée vous propose une immersion sensible dans l’impact psychologique du conflit.

Vidéo Teaser à partir de l'affiche Souffrance

Du processus de création artisanale à la métaphore visuelle

Ces visuels ont nécessité un processus de création long et manuel, à l’image du temps nécessaire pour réparer les « âmes cassées ». Loin de l’Intelligence Artificielle et de la standardisation des messages qui polluent aujourd’hui notre espace public, « Les âmes cassées » nous ramènent à l’artisanat de la création.

À partir d’images d’archives représentant des soldats souffrant de troubles mentaux, découvrez trois visuels symboliques forts qui ont été travaillés directement sur le support photographique, que les créatifs de l’agence ont découpé, dissous et érodé.

Souffrance

« La guerre s’achève, sa souffrance ne fait que commencer. »

Pour ce visuel, les créatifs ont imprimé 1916 pages qu’ils ont superposées et sculptées pour leur donner la forme d’une tranchée – celles au fond desquelles les soldats se sont enterrés pour se protéger.

Pour la presse : Affiche en téléchargement

Making of de la réalisation de l'affiche Souffrance

Chagrin

« Un poilu ne pleure pas. Il se noie dans le chagrin. »

Le portrait du soldat a subi un goutte-à-goutte de 823 gouttes de solvant pendant une période de 24 heures, reflétant une journée entière de bombardements soutenus, comme ceux qui ont eu lieu dans la région de la Somme, en France.

Le solvant utilisé faisait partie de la composition de l’encre des affiches de mobilisation de 1914.

 

Pour la presse : affiche en téléchargement

Making of de la réalisation de l'affiche Chagrin

Détresse

« Il y a deux types de morts. Ceux qu’on enterre et ceux qui rentrent chez eux. »

Le portait de soldat a été enterré dans la boue d’une tranchée, dans la Somme. Il y est resté 8 jours, le temps passé par les soldats dans les tranchées avant la relève. Ce dernier visuel est imprimé sur du papier réactif à l’environnement, sensible aux variations d’humidité et de température afin d’illustrer l’impact des conditions de vie dans les tranchées sur la santé mentale des soldats.

 

Pour la presse : affiche en téléchargement

Making of de la réalisation de l'affiche Détresse

PROCHAINEMENT DISPONIBLE
Une série de vidéos digitales pour mieux comprendre hier et aujourd’hui

Retrouvez une série de 3 vidéos qui vous questionne sur la santé mentale à travers le destin de 3 soldats victimes de blessures psychiques pendant la Grande Guerre :

  • « Le soldat inconnu vivant » – Anthelme Mangin, soldat amnésique,  il a été retrouvé sur un quai de gare, la mémoire effacée, incapable de se souvenir jusqu’à son propre nom.
  • « Le blessé sans blessure » – Baptiste Deschamps, atteint de troubles neurologiques sévères. Après l’explosion d’un obus, il est resté définitivement courbé, bien qu’il n’ait subi aucune blessure physique. Il est connu pour s’être rebellé contre un traitement par électrochocs, une pratique très courante à l’époque.
  • « Le soldat devenu écrivain » – Ernst Jünger, auteur de Orages d’acier, décrivant des épisodes de folie passagère lors des assauts. Figure littéraire allemande et fervent patriote, il a commencé à écrire pendant la guerre et continué tout au long de sa vie. L’écriture est devenue pour lui un exutoire, lui permettant de tenir à distance les horreurs de la guerre.

 

Différents experts prennent la parole :

  • Jean-Yves Le Naour, historien de la Grande Guerre
  • Le professeur Frédéric Paul, psychiatre et conseiller de l’UBFT (« Gueules Cassées »)
  • Le docteur Cécile Gorin, psychiatre spécialiste du syndrome post-traumatique
  • Marylène Touzet et Nicolas Pons, descendants d’un soldat traumatisé

Leurs regards croisés permettent de comprendre comment les traumatismes d’hier résonnent encore aujourd’hui.

Voir, comprendre, transmettre

« Les âmes cassées » n’est pas seulement une campagne de communication. C’est une invitation à regarder autrement la Grande Guerre, à reconnaître les blessures invisibles et à interroger notre rapport contemporain à la santé mentale.

Si cette campagne vous touche, partagez-la sur vos réseaux sociaux avec le hashtag #AmescasseesMgg et contribuez à faire vivre la mémoire de celles et ceux qui n’ont jamais pu oublier.

Espace presse

Retrouvez l’intégralité des supports de communication (visuels, vidéos Making of) et le communiqué de presseCliquez-ici !

 

Partenariat

L’Union des Blessés de la Face et de la Tête (UBFT) – Gueules cassées

Le partenariat entre le musée de la Grande Guerre et l‘Union des Blessés de la Face et de la Tête (UBFT) – Gueules cassées s’impose naturellement. Née de 14-18, l’association accompagne 3 320 blessés, ainsi que leurs conjoints et conjoints survivants, soit plus de 5 300 ressortissants au total, et se trouve en première ligne face aux conséquences invisibles des conflits contemporains. Partenaire historique du musée et mécène du projet, l’Union des Blessés de la Face et de la Tête apporte son expérience concrète de l’accompagnement des blessés et inscrit ce soutien dans la continuité de sa mission centenaire : reconnaître toutes les séquelles de la guerre, visibles comme invisibles.

BBDO

Depuis 2012, l’agence de communication BBDO (ex DDB) accompagne le musée dans le cadre d’un mécénat de compétences, pour produire des campagnes de communication fortes et impactantes qui ont pour objectif de faire connaître le musée, et d’en augmenter la fréquentation.

 

Remerciements

  • CEO / CCO : Alexander Kalchev
  • Directrice Générale Adjointe : Julie Haslé
  • Directeur associé : Olivier Massanella
  • Directrice de clientèle : Agathe Dayre
  • Directeur artistique senior : Julien Beuvry
  • Conceptrice-Rédactrice : Sonia Dos Santos
  • Concepteur-Rédacteur : Benoit Oulhen
  • Directrice production print : Claire Dallet
  • Directrice des Relations Presse : Anne-Marie Gibert
  • Iconographie : Établissement de Communication et de Production audiovisuelle de la Défense (ECPAD) www.ecpad.fr

Partenaire média

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