« Champ de bataille » : une expérience immersive // Prolongation
Plongez au coeur des tranchées de Verdun en 1916 avec ce film de réalité virtuelle
Musée ouvert aujourd’hui de 09h30 à 18h00 Musée fermé actuellement
Le musée de la Grande Guerre dévoile « Les âmes cassées », conçue avec l’agence BBDO Paris.
Découvrez dès maintenant des visuels et vidéos impactants consacrés aux blessures psychiques des soldats — un sujet plus actuel que jamais, alors que la santé mentale des combattants est désignée Grande cause nationale 2026.
Alors que nous commémorons les 110 ans des batailles de Verdun et de la Somme, et les quatre ans du début de la guerre en Ukraine, le musée souhaite rappeler une réalité longtemps passée sous silence : la Grande Guerre n’a pas seulement brisé des corps. Elle a profondément meurtri des esprits.
À l’heure où la guerre est revenue sur le sol européen, comprendre la Première Guerre mondiale est essentiel pour saisir les fractures du monde contemporain — et pour mieux entendre celles et ceux qui en portent encore les stigmates invisibles.
Entre 1914 et 1918, les traumatismes psychiques restent mal compris et peu reconnus. Les soldats souffrant de troubles nerveux sont souvent stigmatisés, parfois considérés comme « faibles ».
Depuis, le regard médical et social a profondément évolué. La blessure psychique est aujourd’hui un enjeu majeur pour les armées comme pour la société. Pourtant, la difficulté à mettre des mots sur ces souffrances demeure.
Avec « Les âmes cassées », le musée vous propose une immersion sensible dans l’impact psychologique du conflit.
Ces visuels ont nécessité un processus de création long et manuel, à l’image du temps nécessaire pour réparer les « âmes cassées ». Loin de l’Intelligence Artificielle et de la standardisation des messages qui polluent aujourd’hui notre espace public, « Les âmes cassées » nous ramènent à l’artisanat de la création.
À partir d’images d’archives représentant des soldats souffrant de troubles mentaux, découvrez trois visuels symboliques forts qui ont été travaillés directement sur le support photographique, que les créatifs de l’agence ont découpé, dissous et érodé.
« La guerre s’achève, sa souffrance ne fait que commencer. »
Pour ce visuel, les créatifs ont imprimé 1916 pages qu’ils ont superposées et sculptées pour leur donner la forme d’une tranchée – celles au fond desquelles les soldats se sont enterrés pour se protéger.
Pour la presse : Affiche en téléchargement
« Un poilu ne pleure pas. Il se noie dans le chagrin. »
Le portrait du soldat a subi un goutte-à-goutte de 823 gouttes de solvant pendant une période de 24 heures, reflétant une journée entière de bombardements soutenus, comme ceux qui ont eu lieu dans la région de la Somme, en France.
Le solvant utilisé faisait partie de la composition de l’encre des affiches de mobilisation de 1914.
Pour la presse : affiche en téléchargement
« Il y a deux types de morts. Ceux qu’on enterre et ceux qui rentrent chez eux. »
Le portait de soldat a été enterré dans la boue d’une tranchée, dans la Somme. Il y est resté 8 jours, le temps passé par les soldats dans les tranchées avant la relève. Ce dernier visuel est imprimé sur du papier réactif à l’environnement, sensible aux variations d’humidité et de température afin d’illustrer l’impact des conditions de vie dans les tranchées sur la santé mentale des soldats.
Pour la presse : affiche en téléchargement
Retrouvez une série de 3 vidéos qui vous questionne sur la santé mentale à travers le destin de 3 soldats victimes de blessures psychiques pendant la Grande Guerre :
"Le blessé sans blessure" - Baptiste Deschamps
Anthelme Mangin, le soldat inconnu vivant
Le soldat Ernst Jüngr, « le soldat devenu écrivain »
Différents experts prennent la parole dans cette série :
Leurs regards croisés permettent de comprendre comment les traumatismes d’hier résonnent encore aujourd’hui.
La campagne proposée par BBDO s’achève par un film qui révèle un symbole patriotique, celui du « Poilu victorieux ».
Figure du monument aux morts dans 900 communes en France, la statue du “Poilu Victorieux” incarne depuis plus d’un siècle l’image d’un soldat héroïque, invincible, figé dans la gloire. Une maquette d’atelier, réalisée par le sculpteur Eugène Benet, ouvre le parcours permanent du musée, rappelant que dans chaque commune de France, un monument aux morts honore le sacrifice consenti par ses enfants morts pour la Patrie pendant la Grande Guerre. Mais que cache réellement ce symbole de victoire ?
Inscrit dans la campagne « les Âmes cassées » de BBDO, ce film propose une relecture bouleversante de ce symbole national. À travers une série de plans rapprochés d’une statue immobile et triomphante, on est entraînés dans une exploration intérieure, intime et troublante.
Porté par la musique Remains de Volker Bertelmann et la voix de Finnegan Oldfield, le récit fissure peu à peu l’image figée.
Derrière sa posture triomphante émergent d’autres réalités : la peur, l’angoisse, la détresse. Le cri de victoire se transforme en un cri intérieur, silencieux mais assourdissant. Celui d’un soldat revenu vivant, mais à jamais traumatisé.
En détournant un symbole profondément ancré dans la mémoire collective, Le Poilu Victorieux fait basculer notre regard : au-delà du héros, il révèle l’homme.
Avec ce film, le musée poursuit son ambition : faire émerger une mémoire plus intime et humaine de la guerre, en mettant en lumière ces soldats pour qui les souffrances ne se sont pas arrêtées avec la fin des combats.
Poilu victorieux
« Les âmes cassées » n’est pas seulement une campagne de communication. C’est une invitation à regarder autrement la Grande Guerre, à reconnaître les blessures invisibles et à interroger notre rapport contemporain à la santé mentale.
Si cette campagne vous touche, partagez-la sur vos réseaux sociaux avec le hashtag #AmescasseesMgg et contribuez à faire vivre la mémoire de celles et ceux qui n’ont jamais pu oublier.
Retrouvez l’intégralité des supports de communication (visuels, vidéos Making of) et le communiqué de presse : Cliquez-ici !
Le partenariat entre le musée de la Grande Guerre et l‘Union des Blessés de la Face et de la Tête (UBFT) – Gueules cassées s’impose naturellement. Née de 14-18, l’association accompagne 3 320 blessés, ainsi que leurs conjoints et conjoints survivants, soit plus de 5 300 ressortissants au total, et se trouve en première ligne face aux conséquences invisibles des conflits contemporains. Partenaire historique du musée et mécène du projet, l’Union des Blessés de la Face et de la Tête apporte son expérience concrète de l’accompagnement des blessés et inscrit ce soutien dans la continuité de sa mission centenaire : reconnaître toutes les séquelles de la guerre, visibles comme invisibles.
Depuis 2012, l’agence de communication BBDO (ex DDB) accompagne le musée dans le cadre d’un mécénat de compétences, pour produire des campagnes de communication fortes et impactantes qui ont pour objectif de faire connaître le musée, et d’en augmenter la fréquentation.