La musique pendant le conflit 14-18, musiciens dans la grande guerre

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Pass sanitaire demandé

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

 

 

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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La musique pendant le conflit

Régiment de marche français
Clairons et tambours d’un régiment de marche français

Quels que soient les pays et les époques, les armées se sont pourvues d’une musique. Celle-ci joue un rôle de transmission des ordres et des consignes en casernement et sur le champ de bataille. Elle accompagne le régiment lors des cérémonies et des défilés. Chaque unité est placée sous la responsabilité d’un chef et d’un sous-chef ayant rang d’officier.

Pendant la Grande Guerre, cliques, fanfares et musiques d’harmonie comptent plus de 20 000 musiciens en France, 17 000 en Allemagne ; trompettes et tambours ne sont pas reconnus comme musiciens régimentaires et restent avant tout des combattants.

 

 

Les musiciens au front

Les musiciens sont mobilisés dès les premiers temps de la guerre.
Certains se distinguent par leur engagement comme Maurice Ravel (1875-1937), Reynaldo Hahn (1874-1947), Jean Cras (1879-1932), Fernand Halphen (1872-1917) et Claude Delvincourt (1888-1954) dont les destins sont mis en exergue.
Souvent intégrés dans des unités spécifiques tels que les services de santé ou les sections colombophiles, les musiciens français et allemands occupent des fonctions diverses au sein des armées.

Une génération entière de musiciens britanniques est décimée par la guerre, à l’image de Georges Butterworth (1885-1916).

 

 

 

La pratique musicale au front

Les instruments suivent les musiciens dans l’expérience de guerre. Le Genève, violon de Lucien Durosoir et le violoncelle le Poilu, instrument de tranchée de Maurice Maréchal (1892-1964) ont œuvré dans le quintette du général Mangin. Cependant, les musiciens n’ont pas toujours emporté ou conservé leur instrument sur le front. Pour pallier ce manque et essayer d’oublier leur quotidien difficile, certains soldats vont créer des instruments dits de « tranchée» à partir de matériaux de récupération.  

Dans la tranchée, on pratique un instrument, on en fabrique aussi. Les orchestres de camps font leur apparition et le théâtre aux armées participe à faire oublier pendant quelques instants l’horreur du quotidien. Les généraux, pour certains musiciens amateurs, ont quant à eux compris l’impact de la musique sur leurs hommes. Les musiciens du général Mangin, dont faisait partie Lucien Durosoir, en sont une belle illustration.

Les instruments de tranchées sont des objets emblématiques de la Grande Guerre, ils rendent perceptibles a eux seul la place intournable de la musique dans la guerre de tranchée. Permettant de s’évader de l’horreur du quotidien, l’artisanat de tranchée est un moyen de s’occuper pour des soldats dans l’attente angoissée d’une future bataille. Les instruments de tranchées, parfois créés par des musiciens, viennent remplacer des instruments perdus durant la guerre ou oubliés lors de la mobilisation, ils sont réalisés à partir des déchets de guerre (douille d’obus, casques ou autre bouthéons).

Les prisonniers

Des concerts sont également organisés dans les camps de prisonniers.

Certains des détenus fabriquent aussi leurs propres instruments comme en témoigne le violon fabriqué dans le camp de prisonniers de Romans. 

 

 

Le Théâtre aux Armées

A partir du 9 février 1916, des représentations du Théâtre aux Armées de la République sont organisées de manière itinérante et à titre gracieux sur le front.
Cette initiative, placée sous la tutelle du sous-secrétaire aux Beaux-arts, a pour but de distraire et de raviver le moral des troupes des armées françaises enlisées dans le conflit.

Au total, plus de 1,5 millions de soldats assistent à ces représentations variées, alternant des œuvres classiques et des numéros comiques interprétés par des artistes venus de grandes salles parisiennes, comme l’Opéra Comique ou la Comédie Française. Vu d’un mauvais œil par l’état-major français dans un premier temps, le succès du Théâtre aux Armées fut ensuite salué comme un exutoire artistique nécessaire pour soutenir l’effort de guerre.

Les artistes des grandes salles parisiennes proposent des représentations aux programmes variés à l’image de Nelly Martyl (1884-1953), cantatrice et infirmière. Une mise en scène des théâtres aux armées restitue l’ambiance de ces spectacles par la présentation de costumes et la mise à disposition d’un piano numérique. 

Concerts et initiatives civiles

En Europe, la vie musicale continue et s’adapte aux conditions de guerre.

De nombreux concerts caritatifs sont organisés, notamment dans les hôpitaux ou au profit des prisonniers. Sont évoqués les destins de musiciens qui ont contribué en tant que civil à l’effort de guerre comme les sœurs Nadia (1887-1979) et Lili (1893-1918) Boulanger ou Camille Saint-Saëns (1835-1921).

 

 

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Pass sanitaire demandé y compris pour les événements.
Conditions sanitaires en vigueur (aout 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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