Et après guerre

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Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

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Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Pass sanitaire demandé

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

 

 

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

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Et après guerre

Le 11 novembre 1918 à 11h, les clairons sonnent le cessez-le-feu sur tout le front. Mais la démobilisation est longue. Durosoir doit ainsi attendre février 1919 avant de pouvoir rentrer chez lui.
Pour les musiciens, comme pour les autres soldats, il s’agit de retrouver une place dans la société civile et de surmonter les douleurs morales et physiques après plus de quatre ans passés au front.

Puis se pose la question du retour à une activité artistique régulière. Retrouver son niveau de jeu d’avant-guerre, rendre hommage en composant pour les morts, témoigner ou aller de l’avant en embrassant les nouveaux courants émergeant. Pour tous ces musiciens au destin contrarié, la guerre est terminée mais elle reste présente.

Beaucoup s’inspirent de leur expérience combattante pour créer de nouveaux morceaux et commémorent la Première Guerre mondiale.

Marqué par le conflit, Lucien Durosoir se retire dans sa maison landaise pour se consacrer à la composition de partitions pour violon et piano.

Dans l’immédiat après-guerre, de nouveaux courants musicaux voient le jour, à l’instar du jazz qui gagne progressivement l’Europe. Des esthétiques nouvelles se développent marquant le basculement dans le monde moderne. Le Groupe des Six se distingue particulièrement par son approche musicale surréaliste.

 

 

Un répertoire né du conflit

Au-delà des compositions patriotiques, un répertoire lié au conflit semble se dessiner. La production de  pièces dédiées aux morts est fortement marquée par les formes religieuses (messe, requiem) mais on trouve des hommages variés, à l’instar du Tombeau de Couperin. Toutes ne sont pas des musiques funèbres mais la tristesse, le souvenir et l’hommage y sont omniprésents.

Un répertoire né des traumatismes physiques se développe, mu par les demandes de musiciens dont le handicap nécessite des pièces adaptées. Le plus connu est Paul Wittgenstein, pianiste autrichien qui après avoir perdu son bras droit à la guerre, commande des pièces pour main gauche à Benjamin Britten, Serge Prokofiev ou encore Richard Strauss. Maurice Ravel compose pour lui le Concerto pour la main gauche créé à Vienne en 1932.

 

 Nouvelles esthétiques

Les jeunes générations veulent en finir avec les mentalités du passé récent. Edgar Varèse cherche de nouveaux effets acoustiques, le dodécaphonisme de Schönberg s’installe durablement. Les restrictions économiques et humaines conjuguées au déni du grandiose favorisent les pièces à petits effectifs comme Les Mariés de la Tour Eiffel du groupe des Six. Dans les pays vaincus, on tourne en dérision la grandeur germanique (Sinfonia germanica de Schulhoff, Minimax d’Hindemith).

Avec les troupes américaines et notamment les régiments afro-américains, le jazz arrive en Europe. La musique du 369ème régiment d’infanterie, les Harlem Hellfighters, joue à travers la France des Marseillaise au rythme syncopé qui stupéfient le public. L’influence du jazz se retrouve dans les années qui suivent chez Stravinsky, Ravel, Milhaud, Weill, Jolivet.

 

 

L’Europe musicale après la guerre

 « Nous ne serons plus ce que nous avons été ; nous ne le sommes déjà plus. ». Cette phrase du critique musical Pierre Lalo, écrite en février 1915, est prémonitoire, tant l’art européen d’après-guerre reflète les traumatismes du conflit en même temps que les aspirations d’artistes convaincus de vivre une période charnière.

Les musiques de deuil font écho aux milliers de monuments aux morts. Les hommages aux camarades disparus se multiplient, dans le sillage du Tombeau de Couperin que Ravel compose entre 1914 et 1917.

1918 est également marqué par la mort de Debussy, figure majeure de l’école française. Tandis que Wagner reprend peu à peu sa place, le groupe des Six, avec Cocteau, proclame son ambition : balayer les esthétiques du passé.

En Autriche, Schönberg fonde la Société d’exécutions privées où l’on joue Debussy, Satie, Stravinsky, Webern ou Berg. Zweig écrira : « Jamais en Autriche nous n’avons aimé l’art davantage que durant ces années de chaos ».

En Allemagne, la musique moderne progresse, notamment grâce au chef d’orchestre Hermann Scherchen. Partout, les rythmes souples du jazz pénètrent les musiques européennes.

La vie musicale au lendemain de la guerre est autant un adieu au monde d’hier que la renaissance d’un milieu musical en quête de nouvelles modernités.

 

 

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
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Tél. : 01 60 32 14 18
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Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Pass sanitaire demandé y compris pour les événements.
Conditions sanitaires en vigueur (aout 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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