Artillerie lourde sur voie ferrée

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Pass sanitaire demandé

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

 

 

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Artillerie lourde sur voie ferrée

Pour cette prise de vue, le photographe se trouve face à une pièce d’artillerie lourde sur voie ferrée (ALVF). À l’automne 1914, l’ALVF vient compléter l’artillerie lourde à grande puissance (ALGP). Elle permet d'utiliser des canons de très gros calibre à une époque où les solutions sur route ne permettent pas de transporter des masses importantes.

Il est nécessaire d’utiliser une paire de lunettes rouge et cyan qui permet la vision en relief. Le filtre bleu correspond à l’œil droit.
Plaque Stéréoscopique

Déplacer des canons de très gros calibre

Dès 1870, la France utilise des pièces de marine qui sont montées sur rails, lors du siège de Paris. Le lieutenant-colonel Peigné étudie vers 1886 l’utilisation de l’ALVF pour la défense des forts et places fortes du Nord-Est. En 1914, on estime à 48 le nombre de pièces sur rails. Le 14 novembre 1914, une commission spéciale est mise en place. Son rôle est d’étudier l’adaptation des tubes de marine à la guerre terrestre. Cette commission est dirigée par le chef d’escadron Lucas Girarville.

En 1915 et 1916, l’ALVF se développe : on voit apparaître des pièces très élaborées et des calibres différents : 16, 19 et 32 cm et 240, 274, 305 voir 400 mm. Pour acheminer le matériel, des affûts ferroviaires simplifiés seront construits en 1917 et 1918. À la fin du conflit, on compte près de 293 matériels d’ALVF de 25 modèles différents en service et environ 200 pièces en construction dans les usines.

 

Industrialisation de la guerre

Cette vue stéréoscopique met en évidence deux points : l’industrialisation de la guerre et l’utilisation de l’artillerie lourde sur voie ferrée, aux effets désastreux.

Durant le conflit, l’État lance d’importants travaux pour développer les transports afin d’acheminer rapidement les hommes et le matériel. L’exemple par excellence : la Voie sacrée, qui relie Bar-le-Duc à Verdun et sur laquelle environ 3 000 camions et 9 000 véhicules de toutes sortes amèneront près de 2 000 tonnes de matériel par jour et 12 000 hommes. La mise en place ou la reconstruction du système de voies ferrées constitue également un enjeu stratégique dans l’acheminement des troupes et de la logistique.

L’industrialisation de la guerre entraîne également une hausse de la production des usines d’armement. La production mensuelle se trouve multipliée par trente : en 1914, on estime la production d’obus à 1,3 million. En 1918, elle passe à 40 millions. Chaque usine se retrouve au service de la guerre.

Artillerie Voie ferrée

Violence massive du conflit

Deuxième aspect de la vue stéréoscopique : l’artillerie évoque la violence massive du conflit. En 1914, l’artillerie est principalement composée d’une artillerie de campagne légère, pouvant tirer jusqu’à une dizaine de kilomètres. Dans une course à l’armement où chaque pays belligérant a besoin de gagner rapidement la guerre, les usines vont produire des canons de plus gros calibre, avec une portée décuplée.

L’usine allemande Krupp produira un canon mythique : la grosse Bertha. Devenu générique, ce nom fait référence à trois types d’artillerie : une pièce de très gros calibre et de faible portée, une pièce avec une portée augmentée à 40 km et enfin une pièce au calibre moyen mais avec une très grande portée. La grosse Bertha n’a ainsi jamais bombardé Paris en 1918. Les vrais responsables sont en fait des Canons parisiens ou Pariser Kanonen. Cet amalgame s’explique à l’époque par la vision faussée de cette artillerie, dans la mesure où il n’existe pas d’équivalent français.

Les effets de l’artillerie seront considérables. Sur le plan matériel : villages, villes, bâtiments seront détruits et à la fin de la guerre, sont identifiées des « zones rouges » dans les zones du front du Nord et du Nord-Est. Sur ces terrains, tout est à reconstruire, il ne reste plus rien. On parle de « zones jaunes » lorsque le terrain a été brièvement touché par les combats. Quant aux « zones vertes » elles ont très peu ressenti les effets des combats.

Sur le plan humain, les blessures liées à l’artillerie sont lourdes de conséquences avec un pourcentage qui s’élève à plus de 80%. Les blessures sont considérables sur le corps humain, blessures physiques avec mutilations, gueules cassées, pulvérisation des corps, et traumatismes psychologiques avec chocs post-traumatique, peur de l’obus (rebaptisée « obusite »), névrose, tremblements…

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Pass sanitaire demandé y compris pour les événements.
Conditions sanitaires en vigueur (aout 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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