Des animaux devenus "stars"

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Pass sanitaire demandé

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

 

 

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Des animaux devenus "stars"

Warrior

Warrior ©M2G Maud Dias Duchalet

Warrior était le cheval du général Jack SEELY, mais il fut d’abord monté par le maréchal French, qui commanda les troupes britanniques en France en 1914 et 1915. Warrior et Seely étaient très attachés l’un à l’autre, et semblaient indissociables aux yeux de tous. Pour preuve cet épisode du 2 décembre 1917, qui se déroula alors que Seely combattait dans les Flandres. Exceptionnellement, le général montait un autre cheval que Warrior. Mal lui en pris : un projectile explosa non loin d’eux, tuant l’animal sous son cavalier. Jack Seely accorda à son cheval une biographie en 1934 « My horse Warrior ». Il y racontait comment Warrior avait survécu aux terribles dangers des champs de bataille, malgré plusieurs blessures. Cette résistance valut à l’animal, devenu porte-bonheur pour les soldats, le surnom suivant : « Le cheval que les Allemands ne pouvaient pas tuer ».

Warrior rentra en Angleterre juste avant Noël 1918. Il y est mort en 1941, à l’âge vénérable de trente-trois ans. Il a reçu à titre posthume en 2014, la médaille Dickin, décernée au Royaume-Uni pour honorer les actions des animaux en temps de guerre.

C’est Warrior qui inspira le roman « Cheval de guerre » à Michael Morpurgo.

Whisky et Soda

Whisky et Soda © M2G M. Dias-Duchalet

Whisky et Soda étaient les lionceaux mascottes de l’escadrille La Fayette, constituée de pilotes américains engagés comme volontaires au service de la France. Whisky avait été acquis à Paris par le pilote THAW à un dentiste brésilien séjournant au Ritz. Ramené jusqu’à l’escadrille en train (où il terrorisa des voyageuses…), le lionceau devint l’ami fidèle du pilote Gervais Raoul LUFBERY, l’un des grands pilotes de chasse de la Première Guerre Mondiale. Mais le jeune félin était joueur et malheureusement, un jour où il s’amusait à voler le képi d’un soldat, ce dernier lui creva accidentellement un œil. Le pilote Thaw l’emmena à Paris pour le faire opérer et lui faire poser un œil de verre, et ramena par la même occasion une petite lionne qui venait de naître au Jardin d’Acclimatation : Soda.

Cependant, les deux lionceaux perturbaient trop la vie de l’escadrille, et ils furent ramenés à Paris en 1917. Ils ne survécurent longtemps ni l’un ni l’autre, car Soda mourut très rapidement, suivie par Whisky en 1919.

Jenny

Jenny © M2G - M. Dias-Duchalet

Jenny appartenait à la maison Hagenbeck, une entreprise de Hambourg spécialisée dans le commerce d’animaux sauvages pour les cirques et les zoos du monde entier, quand elle fut réquisitionnée par l’armée allemande. Elle avait échappé au massacre auquel, faute de nourriture, la plupart des zoos avaient été contraints de sacrifier tous les animaux comestibles. Elle débarqua dans l’Avesnois en 1916, dans le Nord de la France, accompagnée de son cornac, Walter Matthias. Elle fut essentiellement mise à contribution pour charrier des troncs d’arbres, mais elle remit aussi sur pied un train qui avait déraillé !

En 1917, Jenny repartit pour Hambourg. Elle ne s’éteindra qu’en 1930, après avoir repris du service au cirque Strassburger.

Nancy

Nancy © M2G - M. Dias Duchalet

Nancy était la mascotte du 4ème Régiment des Forces sud-africaines. C’était un springbok, c’est-à-dire une antilope. Elle fut donnée à l’armée par sa propriétaire, madame McLaren Kennedy, en 1915. Nancy suivit son régiment en Angleterre puis en Egypte, avant d’arriver en France en 1916. Véritable mascotte, reconnaissable à une corne désalignée, abimée lors d’une attaque, elle paradait fièrement en tête des défilés et lors des cérémonies. Son rôle s’acheva dans l’hiver rigoureux de novembre 1918, à la suite d’une pneumonie contractée en Belgique, quelques jours seulement après l’Armistice.

Jackie

Jackie © M2G - M. Dias-Duchalet

Jackie était un babouin sauvage qui avait été recueilli par Albert MARR, jeune fermier d’Afrique du Sud. Lorsqu’Albert fut mobilisé en 1915 dans le 3ème régiment d’infanterie sud-africain, il obtint de ses supérieurs de pouvoir emmener Jackie avec lui, à condition qu’il se comporte comme un véritable soldat ! C’est ainsi que pendant la bataille de la Somme en 1916, on vit le singe porter un uniforme, saluer les officiers et monter la garde ! En 1918, en Belgique, Albert et Jackie furent blessés par un même éclat d’obus, et on dut amputer le babouin d’une jambe. Il reçut la médaille du Courage et fut promu caporal. Rentré en Afrique du Sud en 1919, Jackie périt dans l’incendie qui ravagea la ferme des Marr l’année suivante.

Tirpitz

Tirpitz © M. Dias Duchalet

En mars 1915, le croiseur allemand SMS Dresden sombra dans le Pacifique Sud, coulé par la marine britannique A bord du navire se trouvait un cochon, destiné à être mangé, qui fut sauvé de la noyade par les marins du HMS Glasgow. L’équipage britannique baptisa l’animal « Tirpitz », du nom du Grand Amiral allemand Alfred von Tirpitz, et lui attribua une fausse Croix de Fer pour avoir été le seul soldat à ne pas avoir abandonné son navire en train de couler! Tirpitz resta une année sur le HMS Glasgow avant de prendre du repos dans une école militaire anglaise. En 1919, une vente aux enchères fut organisée au profit de la Croix Rouge britannique : Tirpitz y fut vendu pour sa viande… Sa tête coupée est exposée de nos jours à l’Imperial War Museum de Londres.

Stubby

Stubby ©M2G - M. Dias Duchalet

Le sergent Stubby était… un chien ! Alors qu’il n’était qu’un chiot, il est recueilli en 1917 sur le campus de l’université de Yale aux Etats-Unis par le caporal John Robert CONROY, qui en fit la mascotte de la 26ème division d’infanterie américaine, surnommée la « Yankee Division ». Stubby, caché dans les bagages de Conroy, se retrouva en février 1918 en France sur les champs de bataille. Il y devint un véritable héros, grâce à ses multiples qualités. Il servait de mascotte réconfortante aux soldats bien sûr, mais il était aussi capable de repérer le bruit des obus avant qu’ils n’explosent, de sentir le gaz moutarde et donc de déclencher une alarme avant que les soldats ne soient asphyxiés, de retrouver les soldats enterrés vivants dans le no man’s land ... Il parvint même à débusquer un espion infiltré dans la tranchée américaine car, ayant entendu l’homme murmurer quelques mots en allemand, il se mit à aboyer pour attirer l’attention sur lui. Grâce à cette capture, Stubby obtint le grade de sergent. De retour aux Etats-Unis à la fin de la guerre, le chien fut accueilli en héros, et rencontrera même le président Wilson ! Ses médailles et insignes militaires étaient piquées sur un petit manteau en peau de chamois.

Stubby est mort en 1926, au côté de John Conroy. Son nom figure sur le monument dédié aux héros de la guerre à Kansas City et sa dépouille, naturalisée, est exposée au Smithsonian Institution à Washington.

Vaillant

Vaillant - ©M2G - M. Dias Duchalet

Le 4 juin 1916, en pleine bataille de Verdun, le capitaine Raynal, assiégé dans le fort de Vaux depuis plusieurs jours, expédie son dernier message de détresse, qu’il confie à Vaillant, pigeon voyageur militaire. « Nous tenons toujours mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées dangereuses. Il y a urgence à nous dégager ». Il termine par ces mots : « C’est mon dernier pigeon. »

Malgré les émissions de gaz toxique environnantes, Vaillant s’acquittera de sa tâche et délivrera son message à la citadelle de Verdun. En vain toutefois, car Raynald se vit contraint de se rendre aux Allemands le 7 juin, avec ses derniers hommes.

Vaillant est mort soit en juin 1915, en arrivant aux pieds de la citadelle de Verdun, gravement intoxiqué par les gaz de combat, soit en 1939, année du décès du commandant Raynal, selon les versions. Vaillant est cité à l’Ordre de la Nation, faisant honneur à la devise des colombophiles de l’armée : « Franchir ou mourir ». Naturalisé, le dernier pigeon voyageur du fort de Vaux est maintenant exposé au musée colombophile du Mont Valérien.

Mischka

Michka - © M2G - M. Dias Duchalet

Le corps expéditionnaire russe en France, qui combattit en Champagne au printemps 1917, avait une mascotte bien particulière : il s’agissait d’une ourse nommée Mischka. Le plantigrade vivait au milieu des soldats, partageant tous les dangers. Il échappa notamment à une attaque au gaz en enfouissant son museau dans un trou qu’il avait lui-même creusé. Mischka était très populaire, mais pas seulement au sein de son régiment. Il avait en effet comme marraine de guerre l’une des grandes célébrités française de l’époque : la chanteuse Mistinguett! Mischka ne retournera jamais en Russie : à la fin de la guerre, il fut placé au Jardin d’Acclimatation à Paris, où il terminera sa vie en 1933.

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Pass sanitaire demandé y compris pour les événements.
Conditions sanitaires en vigueur (aout 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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