Casque a pointe allemand - Musée de la Grande Guerre

Casque à pointe allemand

Casque a pointe allemand

Pickelhaube ou le casque à pointe

En 1914, c’est le modèle de 1895, modifié en 1897, qui équipe le fantassin allemand. Le laiton a été remplacé par un alliage plus léger, la partie basse de la pointe est percée par cinq trous d’aération, la plaque frontale figure un nouvel aigle de la Garde, aux ailes plus allongées pour mieux épouser la forme de la bombe.

Le casque à pointe, en allemand « Pickelhaube », est adopté par l’armée prussienne dès 1842. Fabriqué en cuir bouilli très épais, avec sa garniture métallique en laiton, il subit de nombreuses modifications au cours du temps.

Ce casque, destiné à jouer un rôle plus psychologique que de protection – on imagine ici son inutilité face aux éclats d’obus – s’accompagne d’une toile de camouflage pour la tenue de campagne.

Le « Pickelhaube » s’impose très vite comme l’élément distinctif du soldat allemand de la guerre de 1870 et du début de la Grande Guerre. Il finit même par le personnaliser. Se prêtant facilement à des dessins, il est omniprésent dans les caricatures et devient un des sujets populaires, un des sujets récurrents de plaisanteries anti-allemandes, et ce, bien avant la Grande Guerre.

Le casque à pointe est également l’objet qu’on récupère, qu’on exhibe comme un trophée, et que l’on rapporte chez soi.

Le casque allemand à 360° (faites tourner l’objet)

En 1916, le « Pickelhaube » est remplacé au combat par le « Stahlhelm », casque en acier, à la forme enveloppante, moins ostentatoire, plus industrielle et offrant une protection bien plus efficace.

Comme son prédécesseur, le « Stahlhelm » servira à identifier la silhouette du soldat allemand, mais cette fois, sous le régime nazi.