Les collections britanniques du musée : uniformes, armes...

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Pass sanitaire demandé

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

 

 

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les collections britanniques du musée

La modernité de la tenue du fantassin britannique

En 1902, la seconde guerre des Boers vient à peine de se terminer dans le Sud africain par la victoire des troupes de kitchener, que la Couronne britannique prend l’heureuse décision de fournir à son armée de métier une nouvelle mais surtout moderne tenue de campagne. Les différentes opérations coloniales menées, tant en Afrique qu’en Asie, avaient révélé définitivement tous les désagréables et mortels inconvénients apportés par le port des tuniques écarlates traditionnelles et consacré l’inadaptation des divers équipements fournis à ses fantassins.
Comme une réponse aux uniformes de couleur terre portés par les unités de fermiers boers, les troupes britanniques en poste dans les colonies possédaient déjà depuis 1896 une tenue légère en toile de coton 1. Mais celle-ci, d’une teinte poussière de sable, couleur qui deviendra rapidement kaki car la teinture naturelle utilisée est d’origine indienne et appelée le Khaki, ne convient pas au climat continental des îles Britanniques.

De ce fait, le choix se porte sur un uniforme en drap de laine de teinte kaki plus soutenue. L’adoption de cette tenue de campagne pour toutes les armes, décision importante, est à l’époque une véritable révolution culturelle. Discret, d’une coupe simple, l’uniforme est taillé dans un drap de qualité et, tout en restant élégant, il est commode à porter. La vareuse (khaki field service tunic) est munie de quatre poches, son col est rabattu et les épaules sont doublées d’une pièce de drap. Le renfort est censé limiter l’usure de cette partie de la tunique et apporter un peu de confort en atténuant le cisaillement provoqué par le poids du sac et des équipements, sans oublier la meurtrissure vite lancinante de la bretelle du fusil. Le pantalon droit est taillé dans le même drap. Maintenu par des bretelles, il se porte avec des bandes molletières coupées dans le même tissu.

Pour le couvre-chef, le choix oscille entre une sorte de béret et un chapeau à large bord avec un côté relevé, copie d’une coiffure déjà largement utilisée en Afrique. Mais cela ne semble pas satisfaisant et, en 1905, une casquette plate et rigide en drap kaki est adoptée, un insigne régimentaire en métal se fixant sur le devant. Cette coiffure est identique pour toutes les armes, seuls les Écossais conservent leur coiffure traditionnelle, le glengarry.

En 1907, un fusil à magasin chargeur de dix cartouches, le SMLE (Shortmagazine Lee Enfield) n°1 Mark III est distribué. Ce nouveau fusil est l’aboutissement d’une longue réflexion menée à partir du fusil réglementaire Lee Metford 1889 et de son successeur le SMLE MK1 de 1902. C’est une excellente arme, courte, maniable, légère et surtout identique pour toutes les subdivisions de l’armée britannique, infanterie, cavalerie, artillerie, etc. Ce qui était loin d’être le cas pour les autres nations. Détail non négligeable, il existe trois longueurs de crosse afin que chaque homme dispose d’une arme appropriée à sa morphologie.

En 1908, une autre innovation, elle aussi étonnante et radicale, modernise encore plus l’armée britannique et va mettre à bas les différents principes retenus jusqu’à cette époque dans l’élaboration des équipements. Le cuir était alors le matériau privilégié tant pour tous les équipements que pour les accessoires jugés utiles aux combattants et chaque élément, bidon, musette, ceinturon, brelage et sac, était dissocié. En prenant pour exemple des équipements américains en toile tissée conçus par le capitaine Mills dans les années 1880, un officier des Royal Irish Fusiliers, le major Burrowes, conçoit, en collaboration avec la société Mills, un ingénieux dispositif en coton filé rassemblant tous les équipements utiles au soldat en un ensemble homogène et unique, mais restant néanmoins entièrement détachable. Résultat d’une intelligente réflexion et de nombreuses expérimentations, le Pattern 1908 Web Infantry Equipement s’avère solide, bon marché, facile à confectionner et à entretenir. Pratique à l’usage, il répartit mieux les charges et apporte au combattant un ensemble fonctionnel, léger, entièrement réglable et particulièrement confortable. Il se compose d’un large ceinturon, de deux cartouchières qui peuvent recevoir 150 cartouches, d’un porte-baïonnette complété par le porte-manche de l’outil individuel, d’un bidon en tôle recouvert de drap kaki, d’une musette, d’un étui pour le fer de l’outil individuel, et l’ensemble est complété par deux larges bretelles de suspension. Sur celles-ci se fixe une grande poche sac à dos où le soldat glisse sa ration du jour, les vivres de réserve, le nécessaire d’entretien du fusil, une trousse en coton pour les objets de propreté, ses couverts, une paire de chaussettes de rechange et une gamelle individuelle en fer étamé. C’est un modèle en usage depuis 1814 et qui possède une housse de protection et de camouflage en toile beige.

Ainsi vêtu, équipé et armé, le Tommy de 1914, soldat professionnel, est résolument en avance et privilégié en comparaison des soldats des autres armées européennes. Celles-ci, basées sur la conscription et otages d’effectifs pléthoriques, ont certes expérimenté mais, face aux critiques, ont trop tardé à décider des réformes.

Mitrailleuse Vickers

Mitrailleuse Vickers Mark 1, avec bidon de refroidissement, Royaume-Uni - 1912
Adoptée en 1912 par l’armée britannique, cette mitrailleuse est une arme fiable et précise, copiée sur le système Maxim. Refroidie par l’eau, elle tire des cartouches de 303 (7,7 mm) montées sur bande de toile de 250 étuis à la cadence de 500 coups par minute. Le poids total de l’ensemble attend près de 50 Kg avec l’eau pour le refroidissement.

 

 

Uniforme de l’amiral George Alexander Ballard Royaume-Uni 1914

George Alexander Ballard, fils aîné du général John A. Ballard, est né à Bombay le 7 mars 1862.Dès son plus jeune âge, il est destiné à une carrière d’officier de marine, il étudie à la Burnney’sRoyal Academy dans le Hampshire puis, à l’âge de 12 ans, il réussit l’examen d’entrée au Britania Royal Naval College à Dartmouth. Là, devenu cadet de la Royal Navy, il passera deux années, de janvier 1875 à décembre 1876, à apprendre les rudiments de la vie d’officier de la marine militaire. A l’issue de ce cursus, il sort Sub-lieutenant1et est affecté à bord du H.M.S Resistance. Il fera ainsi 46 ans dans le service actif de la Navy. Le 15 mars 1884 il est promu Lieutenant2, le 31 décembre 1897 Commander3, puis Captain4le 31 décembre 1903. De décembre 1895 à décembre 1911 il servira en mer comme capitaine de plusieurs navires de guerre de sa majesté. En décembre 1911, Winston Churchill, Premier lord de la marine depuis peu, le transfère à l’amirauté et lui confie le poste de responsable du renseignement de la marine. Le 10 mai 1913, il est nommé aide de camp de la marine auprès du roi George V qui l’élève au rang de Companion5 du « Très honorable ordre du Bain »6 le 3 juin suivant.Le 1er mai 1914, il obtient le posted’Admiral of Patrols7 avec le grade de Commodore8 puis, du 6 novembre 1915 au 1 mai 1916, Rear-admiral9 commandant de la Côte est de l’Angleterre.Il est ensuite envoyé à Malte pour prendre le commandement de la base navale de l’île, fonction qu’il occupera jusqu’à la fin de la Grande Guerre de septembre 1916 au 16 novembre 1918.Il est promuVice admiral10 le 11 février 1919.
À sa demande, il quitte le service actif le 15 juin 1921 pour est placé sur la liste des officiersnavals à la retraite. Il est élevé au rang d’amiral en retraite le 3 mars 1924. Durant les années 30, il publie plusieurs articles techniques sur la marine de guerre ainsi qu’un ouvrage majeur, « The Black Battlefleet », consacré à l’évolution de la flotte britannique et à sa transition du bois à l’acier. Il décède le 15 septembre 1948 à l’âge de 86 ans chez lui à Downton dans le Wiltshire.

1 Grades de la marine britannique : Sub-lieutenant (équivalant à enseigne de vaisseau dans la marine française)
2 Grades de la marine britannique : Lieutenant (équivalant à lieutenant de vaisseau dans la marine française)
3 Grades de la marine britannique : Commander (équivalant à capitaine de corvette dans la marine française)
4 Grades de la marine britannique : Captain (équivalant à capitaine de frégate dans la marine française)
5 Companion : Le rang de Compagnon est un des grades du troisième ordre de chevalerie du « Très honorable ordre du Bain ».
6 The Most Honourable Order of the Bath (en français, le Très honorable ordre du Bain), est un ordre de chevalerie britannique principalement décerné aux militaires et aux fonctionnaires de haut rang.
7 Admiral of Patrols : Le titre d’Admiral of Patrol, était un poste de commandement de l’amirauté britannique créé de 1912 à 1916.
8 Grades de la marine britannique : Commodore (équivalant à capitaine de vaisseau dans la marine française)
9 Grades de la marine britannique : Rear-admiral (équivalant à contre-amiral dans la marine française)
10 Grades de la marine Britannique : Vice admiral (équivalant à vice-amiral dans la marine française)

Texte de Yannick Marques, musée de la Grande Guerre

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Pass sanitaire demandé y compris pour les événements.
Conditions sanitaires en vigueur (aout 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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