Fantassin du 103ème régiment d’infanterie de ligne, France, 1914

Fantassin du 103ème régiment d’infanterie de ligne, France, 1914

À l’entrée en guerre, le fantassin français est inadapté à un conflit moderne. Le soldat est lourdement chargé, portant plus de 25 kg d’équipements. Il porte, été comme hiver d’une lourde capote inconfortable en drap gris de fer bleuté (modèle 1877) et un pantalon en drap garance, couleur trop voyante alors que les armées d’autres nations ont fait le choix de teintes plus discrètes.

Il ressemble donc fortement à son ainé de la guerre de 1870. Il porte également un képi, recouvert en campagne, d’un manchon de toile bleue ; une cravate de coton bleue nouée sur le devant ; des jambières en cuir noir et une paire de brodequins en cuir noirci. L’équipement lui, comprend un ensemble de trois cartouchières, des bretelles de suspension, et un porte-baïonnette, ainsi qu’un havresac, un étui-musette contenant les vivres du jour et un bidon.

Le fantassin est armé d’un fusil Lebel modèle 1886/93, de calibre 8 mm, une arme se rechargeant cartouche après cartouche.

Fantassin du 103ème régiment d’infanterie de ligne, France, 1914
Fantassin du 103ème régiment d’infanterie de ligne, France, 1914