Un canon et des hommes

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Pass sanitaire demandé

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

 

 

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Un canon et des hommes

Cette plaque stéréoscopique en verre, de bonne qualité, présente un groupe d’hommes entourant un canon qu’ils sont en train de charger. La légende centrale, légèrement effacée, indique « montage d’un 155 de marine ». 155 signifie que ce canon tire des projectiles d’un diamètre de 155 mm. Un canon de ce type a une portée de tir de 16 300 m. Le besoin en pièces d’artillerie est tel pendant la Grande Guerre que les canons de marine, initialement utilisés pour la défense des côtes, sont démontés et réutilisés sur le front

Plaque
IL EST NÉCESSAIRE D’UTILISER UNE PAIRE DE LUNETTES ROUGE ET CYAN QUI PERMET LA VISION EN RELIEF. LE FILTRE BLEU CORRESPOND À L’ŒIL DROIT.

Le canon, objet de toutes les attentions

Le sujet principal de cette photographie est l’artillerie. Le canon occupe l’ensemble du cliché, ne laissant que peu de place au paysage. Il est d’ailleurs impossible de connaître exactement la position de ce groupe au moment de la prise de vue. Où se situait-il ? En quelle saison ? En quelle année ? De maigres indices nous orientent vers une journée au ciel clair, sans pluie ni nuages. L’arrière-plan ne présente qu’une vaste étendue de terre se perdant dans l’horizon, quelques fils de fer barbelés. A la droite de l’arrière-plan, la terre et les barbelés s’élèvent, laissant supposer que nous nous situons au bas d’une butte.

Dans une diagonale forte partant de la gauche du premier-plan et finissant sur la droite de l’arrière-plan, le canon de 155 est photographié de trois-quarts. Ce point de vue nous permet d’observer cette arme dans sa globalité et d’en comprendre ses différentes parties. Autour du canon se positionnent 10 soldats dont 7 d’entre eux tournent leurs têtes et concentrent leurs regards sur ce canon qui se présente comme l’objet de toutes les attentions.

Le photographe semble avoir effectué ici une prise de vue réfléchie, à des fins documentaires, permettant ainsi de comprendre l’organisation d’une équipe autour d’un canon.

À chacun sa mission

Il est intéressant d’observer que ces 10 hommes, réunis autour d’une même pièce d’artillerie, n’échangent aucun regard entre eux. Chacun semble sur sa mission, soulignant ainsi qu’il faut toute une équipe pour alimenter cette arme et tirer.

Seuls deux soldats se détournent du canon, tournant leurs têtes vers la butte. Leur attitude semble indiquer que la cible se situe sur le hors-champ, probablement en hauteur ou de l’autre côté de la butte. Le premier de ces hommes, à droite du canon, bras croisés dans le dos, pourrait être le chef de pièce. Son rôle ? Diriger la manœuvre.

Le second soldat est le pointeur, alors occupé sur la cible. Nous le retrouvons sur la gauche du canon, courbé sur son appareil de visée et dominant l’ensemble du groupe. Dès le second coup, il reste assis sur la sellette de tir et vérifie que le canon reste bien pointé sur son objectif.

Le reste de l’équipe alimente le canon en obus, ce sont les pourvoyeurs et les déboucheurs. Ils sortent les obus des caissons, règlent les fusées puis les tendent au chargeur. Celui-ci tient, à gauche du canon sur la photographie, une douille d’obus entre ses mains. Lui faisant face, de l’autre côté du canon, le tireur ouvre et ferme la culasse. Il actionne également le tire-feu qui fait partir l’obus.

Toutes ces tâches nécessitent différents savoir-faire. L’artillerie mêle au sein de ses équipes des hommes de tous horizons : ceux habitués aux métiers manuels et techniques, ceux habitués à la conduite et au soin des animaux tirant les canons ou encore, les ingénieurs habitués aux calculs de trajectoires, etc.

Lire une plaque de verre

Avec la description de cette plaque stéréoscopique, nous comprenons pourquoi l’artillerie française a vu augmenter si fortement le nombre de ses soldats, passant d’un effectif d’environ 437 000 en 1914 à près de 1 095 000 hommes en 1918.

Prendre le temps d’observer est important. Avec cette plaque, un léger décalage des points de vue peut vous faire compter 9 soldats au lieu de 10. La photographie de gauche montre un soldat de profil qui disparait sur la vue de droite !

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Pass sanitaire demandé y compris pour les événements.
Conditions sanitaires en vigueur (aout 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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