Tout savoir sur les artilleurs

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Pass sanitaire demandé

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

 

 

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

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Les artilleurs

À l’inverse de l’infanterie dont les effectifs sont composés majoritairement d’hommes issus des populations rurales, les rangs de l’artillerie pendant la Grande Guerre révèlent un grand brassage social des recrues représentant toutes les facettes de la société française.

Des métiers manuels et techniques

Il n'y a pas toujours de lien direct entre le métier exercé dans le civil et l'affectation militaire. Cependant, certaines qualifications sont prisées dans l’artillerie, qui recrute principalement parmi les hommes aux métiers manuels et techniques, originaires des régions urbaines et industrielles : ouvriers, mécaniciens, conducteurs....

Une population paysanne et rurale

Parallèlement l’artillerie demande un personnel pour les travaux en lien avec la conduite hippomobile et les soins aux chevaux, personnel majoritairement issu des populations paysannes et rurales : bourrelier, charretier, charron pour l’entretien des nombreuses roues de l’artillerie de campagne, maréchal-ferrant…

La force des servants 

Force et résistance physiques étaient demandées aux « servants », mot qui désigne les militaires affectés au service des armes. Des épreuves de force comme la traction de pièces permettaient d’apprécier la force de chacun et indiquaient les recrues qui seraient aptes à manipuler d’importantes charges ou à pratiquer l'abatage (l’abatage est la manœuvre qui a pour but de faire passer sous les roues les deux patins pour permettre de faire reposer la pièce en trois points (bèche et patins) après le premier coup, et ainsi de la clouer au sol).

Le servant Ivan Cassagnau relate dans son journal : « Deux mortiers de 220 en profitent pour s’installer non loin de nous. Quel matériel il faut pour ces deux monstres ! Les servants sont de véritables athlètes. Un obus de 200 pèse plus de 100 kg . »  Cassagnau Ivan, Ce que chaque jour fait de veuves. Journal d’un artilleur 1914-1918, Libretto, Paris, 2014, p. 59. Une précision cependant : les obus de 220 mm ne sont pas transportés à la main et les manipulations font l’objet d’une ergonomie et d’une assistance au chargement : voie étroite de 0,40 cm, palans, chèvres de levage, etc. 

Le souci de précision

En temps de paix, la formation des canonniers est assurée par le régiment et outre les instructions données au quartier, il y a les écoles à feu et les exercices pour parfaire l’apprentissage. La qualité de l’artillerie s’exprime dans les qualités de l’artilleur à qui de nombreuses compétences sont demandées, comme le goût du travail en commun, la rigueur et la méthode avec le souci permanent de la précision, et le sens de l’initiative.

Lhomme et le canon

Il y a une proximité physique forte entre les hommes et le canon, machine aveugle et quasi infatigable qui leur demande des efforts physiques importants, qui les assourdit et les brûle quelquefois. Le canonnier Paul Lintier en témoigne : « Lunité cest la pièce. Les sept hommes qui la servent sont les organes étroitement unis, étroitement dépendants dun être qui prend vie, le canon en action 4 », et explique que ce lien étroit des hommes autour du canon est de nature à renforcer leur courage au feu : « Cet enchaînement des sept hommes entre eux, et de chacun deux à la pièce, rend toute défaillance plus patente, plus grosse de conséquence, la honte qui en résulte plus lourde. Et puis, dans cette étroite solidarité, les effluves qui créent les contagions psychologiques se développent aisément ; un ou deux canonniers solides au poste, et décidés, suffisent souvent à déterminer le courage de tout un peloton . »

Lofficier dartillerie

Quant à l’officier d’artillerie, il doit posséder des références scientifiques et techniques lui permettant une bonne compréhension et une bonne utilisation de l’arme.

La technique de l’arme est très cartésienne et mathématique mais l’artilleur doit être ouvert, avoir une vision large du champ de bataille et comprendre les troupes appuyées. Avant-guerre, le recrutement traditionnel des officiers d'artillerie est constitué quasi-uniquement d'élèves de l’École polytechnique ou de sous-officiers d'artillerie aptes. 

Environ 70 % des anciens élèves de Polytechnique mobilisés en 1914 le sont dans l’artillerie conformément aux prescriptions ministérielles. Exceptionnellement tous les élèves de la promotion 1913 sont affectés dans l’artillerie de campagne. 

Expansion et spécialisation de lartillerie

Durant le conflit, l’artillerie se modernise et se spécialise ; ingénieurs en optique et en physique, architectes, météorologues, photographes, cartographes ou dessinateurs intègrent des unités techniques et scientifiques spécialisées nouvellement créées.

La formidable expansion de l’arme pendant le conflit se matérialise par l’augmentation des effectifs qui doublent en quatre ans et augmente la part de ceux-ci dans les effectifs combattants : l’artillerie française en 1918 compte environ 26 000 officiers et 1 000 000 de sous-officiers et soldats, ce qui représente 22 % de l’effectif total des armées, alors qu’elle n’en représentait que 12 % lors de la mobilisation (Porte Rémy, « L’artillerie de l’entre-deux-guerres, “du crottin au pétrole”, – à travers la Revue d’Artillerie , 1920-1930 », dans AUBAGNAC Gilles et RICHARDOT Philippe (dir.), L’artillerie, le militaire et le cheval , Lavauzelle, Paris, 2009.)

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Pass sanitaire demandé y compris pour les événements.
Conditions sanitaires en vigueur (aout 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
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