La bataille d'Ypres

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La bataille d'Ypres

Après la victoire de la Marne, qui a provoqué le recul des troupes allemandes, les deux camps cherchent à se déborder mutuellement au cours de l’épisode connu sous le nom de « Course à la mer ».

Cette remontée vers le nord ramène les armées vers la frontière franco-belge et sur les rives de la mer du Nord. Pour les Allemands, les armées ennemies doivent être enveloppées, alors que pour les Français et les Britanniques, la priorité doit être la protection des ports car ils permettent la liaison directe avec le Royaume-Uni.

L’enjeu se fige autour de la région d’Ypres, dernier verrou avant l’accès à la mer. Cette région de canaux et ruisseaux est jalonnée de digues et d’écluses. A partir du 19 octobre, les troupes franco-britanniques et belges s’opposent farouchement aux troupes allemandes au nord d’Ypres. Le 27 octobre, prenant une décision radicale, Albert 1er, le roi des Belges, fait ouvrir les digues, inondant  ainsi le champ de bataille et forçant les Allemands à redescendre vers Ypres.

La BEF se trouve alors contrainte à une bataille essentiellement défensive qui devient critique autour du 11 novembre quand les armées allemandes arrivent à percer le front. Mais épuisées, elles n’arrivent pas à exploiter cette avancée et la BEF mobilisant toutes ses forces vives parvient à les repousser. Les combats se poursuivent jusqu’au 22 novembre sans qu’aucun des deux camps ne parvienne à prendre le dessus.

L’extrême fatigue, le manque de munitions et l’hiver arrivant imposent aux armées de s’enterrer face à face. La bataille d’Ypres incarne donc le passage de la guerre de mouvement à la guerre de position.

Les troupes Indiennes

Les troupes indiennes sont les premières forces de l’Empire à arriver sur le front de l’Ouest. Les régiments mixtes sont composés d’unités regroupant des soldats d’un même territoire, d’une même ethnie, d’une même religion ou d’une même caste. L’armée britannique prend en compte cette diversité, respectant les rites et les traditions de chacun.

Quittant les ports de Karachi et de Bombay entre le 18 et le 24 août 1914, les troupes débarquent à Marseille à partir de fin septembre et rejoignent le camp de Cercottes à Orléans pour quinze jours d’entraînement. Leurs turbans, leurs longues chemises tropicales ou les kukris, couteaux courbes traditionnels des Gurkhas, soldats népalais, suscitent la curiosité des populations civiles. 

Dès fin octobre, ces troupes se retrouvent sur le front et participent aux batailles de La Bassée, de Neuve-Chapelle, de Festubert ou de Givenchy au cours desquelles elles sont décimées. Environ 90 000 Indiens ont rejoint le front de l’Ouest en 1914.

Les trêves

Noël 1914. La guerre de mouvement des premiers mois a cédé la place à une guerre de position. Les combattants vivent maintenant enterrés face à face, séparés par un « no man’s land » de quelques dizaines de mètres.

Des trêves spontanées et informelles voient le jour, prenant plusieurs formes : du simple cessez-le-feu aux échanges de cadeaux, voire des chants ou l’enterrement des soldats tombés lors des combats précédents. Dans le secteur anglo-allemand du front, elles peuvent durer jusqu’à trois semaines. Sanctionnées par les états-majors, elles ne resteront qu’une parenthèse d’humanité pour ces soldats dans l’horreur de la guerre.

La visite de George V

Dès les premiers mois de l’intervention de la BEF sur les sols français et belge, les officiels britanniques parcourent le front, inspectent les troupes et rencontrent les états-majors alliés. En novembre, Lord Roberts, héros de l’armée britannique, est victime d’une pneumonie en visitant les troupes indiennes, dont il décède rapidement.

Du 30 novembre au 5 décembre, le roi George V, accompagné de son fils le Prince de Galles, passe en revue les troupes de la BEF et le quartier général de French à Saint-Omer. Au cours de ce déplacement, ils s’entretiennent le 1er décembre avec le président Poincaré à Merville. Cette rencontre regroupe également Viviani, président du Conseil, ainsi que les généraux Joffre, Foch et Rawlinson. Le 4, ils rencontrent le roi des Belges Albert Ier à Furnes.

L’enlisement du conflit

Alors que tous les peuples des nations belligérantes pensaient que la guerre serait courte, en cette fin d’année 1914, quatre mois après le début des hostilités, l’hiver s’installe et le conflit s’enlise. Sur un front figé de 700 kilomètres, de la Suisse à la mer du Nord, les soldats s’enterrent dans les tranchées. Ils se retrouvent face à face englués dans une guerre de position pour laquelle personne n’est préparé, et qui oblige les armées à s’adapter. 

La « guerre de tranchée » commence. Elle durera quatre ans sans que les offensives des uns ou des autres ne parviennent à faire sensiblement bouger la ligne de front. La guerre de mouvement ne reprendra qu’au printemps 1918.

Les autres fronts

Si dès août 1914, le front de l’Ouest concentre les premières batailles du conflit, d’autres fronts dans différentes zones du globe mobilisent les soldats de l’Empire parmi lesquels les Australiens, les Néo-Zélandais, les Sud-Africains, les Terre-Neuviens ou les Indiens.

En effet, la BEF ne représente que la moitié de l’armée régulière britannique, la majeure partie des forces étant en garnison outre-mer, et notamment en Inde.

En Océanie, les îles Samoa, les îles Salomon et la Nouvelle-Guinée, territoires allemands, sont reprises par les troupes de l’Empire, tandis que de nombreuses troupes indiennes sont envoyées en Egypte et en Mésopotamie, à Bassorah.

Dans les colonies allemandes, au Cameroun et au Togo, ou britanniques comme l’Ouganda, les troupes sud-africaines et les troupes noires du King’s African Rifles mènent d’âpres combats.

En Afrique de l’Est, territoire où s’exacerbent les rivalités coloniales entre les alliés et l’Allemagne, l’actuelle Tanzanie est le théâtre de plusieurs opérations : bombardement par les navires allemands de Dar Es Salam dès le 8 août ; bataille de Moshi, le 3 novembre, remportée par les troupes alliées ; bataille de Tanga, du 3 au 5 novembre, remportée par les troupes allemandes. Au Rwanda, le lac Kivu fait l’objet d’une attaque allemande le 15 août.

Bien avant de rejoindre le front de l’Ouest ou le front d’Orient, les troupes de l’Empire ont donc contribué à la mondialisation du conflit, dans des théâtres d’opérations dont on se souvient peu aujourd’hui.

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