Ouvrage Le relais des 500 témoins

Comment venir

Adresse du Musée

Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux 

Tél. : 01 60 32 14 18

Les accès en voiture et transports en commun

Horaires

9h30 à 18h sans interruption - Pass sanitaire demandé

Fermeture les mardis et jours fériés : 1er janvier, le 1er mai, le 25 décembre

Attention : clôture des caisses une demi-heure avant la fermeture du Musée

 

 

Tarifs

Pleins tarifs : 10€ 

Tarifs réduits entre 5€ et 9€ (sur présentation de justificatifs)

Tous les tarifs

Le relais des 500 témoins

livre 500 témoins de la Grande Guerre

Paru en 2013, 500 témoins de la Grande Guerre porte au premier plan de la connaissance de la Première Guerre mondiale la contribution d’une trentaine d’historiens et d’enseignants qui œuvrent collectivement pour établir la profondeur et la diversité d’un gisement de plusieurs centaines de témoignages. L’ouvrage propose ainsi 510 notices de témoignages publiés entre 1914 et 2013.

Un ouvrage inspiré

Du choix du titre jusqu’à la méthode utilisée, en passant par la conception éditoriale, tout évoque l’inspiration directe du travail commencé par Jean-Norton Cru, l’auteur de Témoins [1] paru en 1929. Mais 500 témoins de la Grande Guerre ne se réclame pas d’une mise à jour du corpus initial traité par Jean-Norton Cru. Il correspond plus exactement à une réappropriation des apports méthodologiques et historiographiques qui ont convaincu les chercheurs, à la lumière des inflexions données à la recherche concernant la Grande Guerre.

Le travail de Jean-Norton Cru a soulevé d’intenses controverses, les plus acerbes ne se situant pas, par parenthèse, sur le terrain scientifique. L’auteur de Témoins a toujours affirmé que n’étant pas historien, il n’en revendiquait pas les qualités spécifiques. Le collectif d’auteurs de 500 témoins a fait des choix et, partant d’une analyse critique, a pris des distances avec les propositions de Jean-Norton Cru qu’il a estimé erronées.

Cette maturation et cette prise d’initiative trouvent leur source dans la composition du collectif des contributeurs de 500 témoins et dans la démarche qui a présidé à la publication en livre. En effet, la majeure partie des 33 auteurs et contributeurs sont des membres du CRID. Le Collectif de recherche international et de débat sur la guerre de 1914-1918 est une association de chercheurs qui vise au progrès et à la diffusion des connaissances sur la Première Guerre mondiale. À ce titre, depuis de nombreuses années, pour certains d’entre eux, ils apportent leur concours à l’un des grands chantiers de l’association : la recension des témoignages constitués liés à la Première Guerre mondiale.

Cette patiente et minutieuse collecte organisée est éditorialisée sous le nom de Dictionnaire des témoins de la Grande Guerre . Celui-ci est à la disposition de tous sur le site internet du CRID [2] . Il est constitué d’une notice associée à chaque document. La somme de ces contributions et leur représentativité par rapport à l’estimation du volume de témoignages potentiellement mis en circulation finit par représenter une véritable collection.

N’oublions pas de mentionner la contribution que le CRID apporte à la réflexion critique sur les attendus et les apports du témoignage en histoire, et sur le travail de Jean-Norton Cru. On peut en recueillir le fruit en consultant, en ligne, la rubrique qui lui est consacrée :

Ajoutons aussi que, parmi les cinq auteurs les plus engagés dans la réalisation de 500 témoins , Rémy Cazals et Yann Prouillet ont contribué, de façon très concrète et suivie, à la mise à disposition du plus large public, de témoignages dont certains ont fait date comme celui du tonnelier Barthas, paru chez Maspero en 1977, et cela sans renoncer à une approche critique et à une mise en perspective historienne. Faut-il parler de légitimité ? Ce ne serait pas faire justice à la démarche et à l’esprit des auteurs de 500 témoins, car personne ne revendique l’exclusivité d’accès ou d’appréciation sur ces témoignages qui constituent un patrimoine universel. C’est une des grandes réussites de 500 témoins de nous permettre de le réaliser. On peut même affirmer que la fréquentation de 500 témoins donne envie de découvrir les témoignages dans leur intégralité ; en cela, il n’a rien à envier à l’œuvre qui l’a inspiré.

La présentation biographique

La présentation des témoins reprend la formule du dictionnaire : l’accès se fait sur le nom de famille, par ordre alphabétique. La notice se compose de trois parties : une présentation biographique, la nature et le contenu du témoignage ; et pour finir, une analyse qui met en évidence les intérêts du document, ses apports. On trouve la signature de l’auteur de la notice et la référence précise du document présenté.

Sans être aussi détaillée que celle fournie par Jean-Norton Cru, la mention introductive des informations biographiques et des états de service du témoin rappelle la primauté de ces données pour appréhender le témoignage dans le contexte de la situation militaire du témoin. Avec ces références, on dispose des informations de base pour accéder à une documentation qui permet de situer le parcours individuel du témoin dans son environnement régimentaire. On peut également se représenter approximativement quelques traits de sa personnalité même si la plus grande prudence est de mise dans ce domaine. On peut estimer que, sur le plan de l’univers mental et intellectuel, les informations particulières ou déterminantes sont abordées dans l’analyse.

Lanalyse du témoignage

Pour ce qui est de la présentation du témoignage et de son analyse, on constate qu’elle est courte. Ce qui est plutôt cohérent avec le projet éditorial fondé sur le concept de dictionnaire. En effet, la notice ne vise pas à une forme d’exhaustivité. Les auteurs des notices cherchent à présenter les grandes orientations du témoignage, à en définir les limites. Conjointement, citant alors le texte original, les notices mettent en exergue quelques originalités, quelques informations inédites, quelques points de vue sur des sujets que l’apport du témoignage permet de traiter de façon privilégiée, comme la sphère de l’intimité, les émotions, les opinions, les jugements de valeur, les considérations politiques ou morales. L’approche n’en est pas pour autant centrée sur l’anecdote.

Aucun jugement de valeur

Un des travers les plus fréquemment reprochés à Jean-Norton Cru a été soigneusement évité. L’auteur se garde de prononcer quelque jugement de valeur que ce soit sur le contenu du témoignage qu’il analyse même s’il souligne parfois des manques, des points faibles. De même, l’intégrité du témoin n’est pas mise en cause. Il est vrai que le positionnement des lecteurs d’aujourd’hui ne saurait se confondre avec celui de Jean-Norton Cru insistant sur le fait que, témoin lui-même, il était à même de débusquer les erreurs des autres témoins. Cette posture constitue une dérive qui mène au discrédit lorsque ce principe est appliqué systématiquement. En effet, tout individu perçoit les événements selon sa personnalité, sa constitution. Jean-Norton Cru a su exposer des critères convaincants pour dépister des « défauts de témoignage », involontaires ou intentionnels. En même temps, il a nié de façon abusive l’exactitude de certains faits ou sensations rapportés par des témoins sous le seul prétexte qu’il ne les avait pas rencontrés lui-même sur le front.

Il est heureux également que les notices ne prennent pas en considération comme critère de qualité testimoniale le style ou le mode d’expression utilisé par le témoin. Sur ce plan également, des reproches ont été formulés à Jean-Norton Cru en raison de la prévention qu’il manifestait envers les romans. Il soupçonnait volontiers que les distorsions induites par certains effets de style ne trahissent une volonté délibérée de dénaturer la réalité. Henri Barbusse fut un des témoins romanciers qu’il éreinta en usant de cet argument.

La diversité des témoignages

Relativement à la composition du panel de ces 500 témoins, on notera une orientation qui la démarque du choix qui fut celui de Jean-Norton Cru. Tous ces témoins ne sont pas nécessairement des combattants. On compte parmi eux des civils qui peuvent être des femmes. Les militaires ne font pas tous état d’une expérience combattante, certains d’entre eux ayant vécu le conflit au sein d’un état-major. Il faut savoir aussi que les témoignages étudiés n’ont pas fait systématiquement l’objet d’une publication papier (on peut les trouver sur un blog ou un site internet) ou d’une diffusion publique (documents familiaux). Les fonds signalés par les services d’archives sont aussi pris en considération. C’est dire si les possibilités s’offrent encore de découvrir de nouvelles ressources…

 

L’iconographie est clairsemée et se situe au second plan. Toutefois, les portraits des auteurs rappellent qu’ils se font entendre chacun avec une identité, une personnalité à laquelle il faut être attentif. Les vues des carnets de route, qui portent les stigmates de leur séjour en ligne, suggèrent le caractère intime, direct, parfois rustique de leur expression. Quelques figures moins anonymes se trouvent parmi la liste de ces témoins : Charles de Gaulle, Marc Bloch, Jules Isaac, Abel Ferry, Julien Cain, Albert Dauzat… et Jean-Norton Cru.

Après le dernier représentant de la lettre « W », le lecteur trouve des outils qui sont l’indispensable complément de cette moisson de témoignages. Si bien que, la plupart du temps, c’est par eux qu’il se déterminera pour consulter telle ou telle notice.

Comme son illustre devancier, Témoin s, réaffirmant ainsi sa dimension pédagogique, 500 témoins de la Grande Guerre expose des tables et autres mots-clés qui orientent la navigation des lecteurs à la recherche d'informations précises.

Si vous souhaitez approfondir le traitement d’un thème, partir d’un lieu qui vous tient à cœur, tenter d’identifier des témoins qui ont servi dans telle arme ou dans telle unité, cet ouvrage se révèle être un précieux compagnon.

"Le saviez-vous ?

Une historiographie testimoniale en pleine mutation

Plus de 2 500 livres entrant dans la catégorie des témoignages ont été publiés depuis le début de la Grande Guerre. Les années 1914 à 1918 ont ainsi vu la production d’un peu plus d’une centaine d’ouvrages par an contre près de cinquante dans la période 1919-1939. Après un long silence du genre dû à la Seconde Guerre mondiale, 1998 marque un réel renouveau dans la publication des témoins de 14-18. Cette année, outre qu’elle commémore le 80e anniversaire de l’Armistice, marque aussi le début de la substitution de la mémoire écrite à la mémoire orale, cette dernière s’éteignant du fait du départ de « ceux de 14 ». Depuis cette date, chaque année voit l’édition de plus d’une trentaine d’ouvrages testimoniaux, et la décennie 2000 a vu revenir la production éditoriale au niveau de l’entre-deux guerres. Outre cette augmentation volumique, on constate également une diversité croissante dans l’origine sociale des témoins publiés."

Adresse et contact

Rue Lazare Ponticelli,
77100 Meaux
Lat : 48.971432  Long : 2.904724
Tél. : 01 60 32 14 18
Accès - Contact

Horaires

09h30 à 18h00 sans interruption 
Fermeture les mardis,le 1er mai, le 25 décembre et le 1er janvier.
Pass sanitaire demandé y compris pour les événements.
Conditions sanitaires en vigueur (aout 2021)

Tarifs

Plein tarif : 10 €
Tarif réduit : de 5 à 7 €
(sur présentation de justificatif)
Tous les tarifs